Cérémonie de remise du Prix 37ème année, le 22 mai 2012

 

Aimablement accueillie à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, sous les célèbres plafonds de 1’Hôtel d’Angoulême-Lamoignon, l’Association Les Amis de Louis Guillaume a remis, dès le début de la rencontre, son 37ème Prix annuel du Poème en Prose, à la jeune poète Déborah Heissler, puis consacré la soirée à un hommage rendu à notre Présidente d’Honneur, Lazarine Bergeret.

Le prix fut donc remis à Déborah Heissler (photo ci-dessous), pour son recueil, Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe (Cheyne éditeur).

Déborah Heissler

Ce titre est en lui-même initiation immédiate au mystère poétique. L’auditoire, captivé, y est entré en silence et avec concentration, lors de la lecture des textes. Auparavant, la Présidente Jeanine Baude, par ses questions à l’auteur, avait laissé le poète prendre toutes ses dimensions.

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Jeanine Baude

Sa poésie est profonde, musicale, accompagnée d’impressions picturales aussi. De l’aube à l’obscur, dans le jardin au long des saisons, ouvert par Déborah Heissler, à travers fines observations, éléments mouvants, nuées, averses lustrales, froissements de feuilles, d’ailes ou d’herbes, vie de fleurs aux couleurs vibrantes ou en camaïeu… s’établit un va et vient constant du dehors jusqu’au lieu secret du monde intérieur. Il s’accomplit, à partir du menu, de l’infime, de l’éphémère, un lien avec l’être et l’immensité soudain unifiés pour porter lumière à chacun.

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Max Alhau

Ensuite, Max Alhau introduisit « Ce Grand moment de l’Hommage », montrant comment Lazarine Bergeret avait fait rayonner la mémoire de Louis Guillaume en animant les rencontres, les colloques, les Carnets, les soirées, et en évoquant en maintes occasions tout le vécu de l’époque du poète.

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Katty Verny-Dugelay

Katty Verny-Dugelay a, de son côté, souligné toutes les qualités qui ont permis à Lazarine Bergeret de mener à bien sa grande tâche de « mémoire guillaumienne », pour que puisse continuer de rayonner la production considérable du poète (40 recueils en vers ou prose, dont au moins deux chefs-d’œuvre : Agenda et Hans). Lazarine Bergeret se fit, comme elle en convient elle-même, le « catalyseur » de tous les travaux critiques et biographiques de nombre d’intervenants, et l’initiatrice de toutes les activités de l’Association : colloques, fêtes, lectures publiques, commémorations, rééditions, etc. Elle fut servie par son fort potentiel de travail, sans compter une excellente assimilation, non seulement de l’œuvre du poète, mais aussi d’une culture et d’une tradition de l’univers poétique et littéraire qui entourait Louis Guillaume. Dans un deuxième volet de son intervention, Katty Verny-Dugelay s’est attachée à évoquer l’œuvre personnelle, souvent occultée, de Lazarine Bergeret, et son itinéraire original : directrice d’école, responsable de l’École des Parents, Vice-Présidente de la Société des Amis du Jouet, etc. À tous ces titres, elle a participé à des émissions de télévision et de radio. Elle a écrit de nombreux livres pour enfants restés longtemps en actualité scolaire, parce que pilotes. Par ses ouvrages, et en tant que membre de la Commission ministérielle des moyens didactiques généraux, elle fut aussi à l’origine des créations de Ludothèques et de Ludobus. Sous son égide de Responsable de la Collection « Classe active » aux Éditions Delachaux et Niestlé-Bordas, paraîtra Le Jardin de la Licorne, de Louis Guillaume. Conférencière infatigable, elle donna plus de cent conférences dans le monde, dont une série en Afrique, à l’invitation de Léopold Sédar Senghor, et plusieurs en Sorbonne, en particulier, en 1986, celle sur la Poupée et ses avatars historiques.